Deux ans de
freelancing : le point

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Deux ans de freelancing : le point

11Fév, 2019

Il y a deux ans, exactement le 10 Février 2017, vers 20h30, je sautais le pas du « entrepreneuriat » en temps que graphiste freelance. Après 5 ans à peser le pour et le contre et à chercher des raisons de ne pas le faire depuis mon retour à Bordeaux, j’ai finalement pris la décision de m’inscrire en temps qu’auto-entrepreneur.

Aujourd’hui, voilà mes petites réflexions autour de cette aventure.
PARTIR DE (presque) RIEN. Lorsque je me suis déclaré, je ne savais pas vraiment où j’allais. J’avais quelques clients (clin d’œil d’ailleurs à Chris, de Dooweet Agency qui m’a vraiment poussé à me déclarer) mais rien ne me permettant vraiment de vivre / me dégager un salaire. J’avais suivi quelques formations payées par Pôle Emploi mais c’est comme tout, il y a la théorie et la pratique. Et honnêtement personne ne peut prévoir la tournure des choses. Comme tout le monde, j’ai dû faire mes preuves. Accepter des projets qui ne me plaisaient pas forcément. Au début, mon chiffre d’affaires ne faisait vraiment pas rêver… Mais tout vient à point à qui sait attendre … Et sait se sortir les doigts comme on dit !

APPRENDRE A CONNAÎTRE SA VALEUR & FACTURER JUSTEMENT

Ma première difficulté à été d’établir des tarifs. Choisir mon tarif horaire en me basant sur les prix de mes collègues tout en prenant en compte ma valeur, mon savoir-faire, mon expérience. Lorsque j’ai commencé, je partais sur un tarif à la tâche ce qui au final, me faisait perdre du temps et de l’argent. Beaucoup d’argent. Aujourd’hui, j’ai établi un tarif horaire et je facture mes prestations en me basant sur ce taux horaire. Une des premières choses que j’ai dû tout de suite apprendre à faire : les devis & les factures. Rédiger un devis assez détaillé pour que le client ait confiance tout en faisant preuve de justesse et de rigueur n’est pas forcément un exercice facile lorsque l’on débute. Il faut structurer son devis pour que le client puisse comprendre tout de suite pourquoi la prestation est estimée à ce tarif là. Encore aujourd’hui, lorsque je fais mes devis, je traverse des périodes de doutes : est ce que c’est trop cher ? Est ce que je ne devrais pas baisser un peu mon devis pour être certaine que le client va le signer ? Est ce que je ne suis pas en train de me brader pour être sûre de décrocher le projet ? … Autant de questions qui finissent par trouver leur réponse avec l’expérience.

LES MAUVAIS PAYEURS

Le sujet le plus intéressant et surtout le plus VASTE dans la profession en Freelance. Dans mon milieu, je dirais que c’est un sport. Une vraie discipline avec ses athlètes. Les gens qui paient en retard ou qui ne paient pas du tout. Ils sont nombreux et il faut donc apprendre à toujours demander un acompte. Et çà … Je l’ai appris à la dure ! C’était même peut être ma plus grosse erreur en commençant. Généralement, je demande 30 à 40 % du montant total et lors de la signature du devis, il est précisé qu’une fois signé, le devis fait office de contrat et que le client s’engage donc à régler l’intégralité de la prestation. Je demande toujours la fin du paiement avant d’envoyer les fichiers. Les seules rares fois où j’ai fait l’erreur de dépanner car le client était pressé sont les fois où je me suis fait avoir en beauté ! En fait la règle quand on est graphiste (ou tout autre activité de création), c’est de ne rien envoyer, sous aucun prétexte tant que tout n’a pas été entièrement payé.
ANECDOTE : il n’y a pas plus tard que deux semaines, j’ai encore dû faire face à une situation délicate impliquant un client ne voulant pas régler la fin de sa prestation. En 2019, j’ai décidé de changer de tactique. Au lieu de me laisser faire et de me dire : ce n’est pas grave, c’est que […]€; j’ai décidé de sortir les griffes et de me battre pour ce qui me revient de droit. Je remercie d’ailleurs WEMIND pour l’aide qu’ils m’apportent via ma Protection Juridique.

LES FLUCTUATIONS DU BOULOT

Serrer les fesses et attendre que çà passe … Il n’y a que çà à faire. Ah le boulot de Freelance … Un jour, tu te sens détendu et tu te dis que tu vas aller retirer tout ce que tu as gagné pour te baigner dedans, et le mois d’après, tu te demandes comment tu vas réussir à payer ton loyer tout en économisant pour ce merveilleux voyage à New-York que tu rêves de faire depuis si longtemps. La tranquillité d’esprit du salarié qui aura son salaire quoi qu’il en soit à la fin du mois, moi, je ne connais pas. Chaque période est une merveilleuse surprise. Mais même si je me tape parfois les pires angoisses, je me couche toujours en étant fière de mon travail, fière de ce que j’ai accompli, et cela, même quand je suis aussi raide qu’un pied de vigne en plein mois de décembre.

Il y a des périodes où je me dis : « mince, j’ai rien à faire … C’est la fin » (violons) et le lendemain, ma boîte mail déborde, mon téléphone est en mode sonnerie intense et les devis signés pleuvent comme des billets dans un strip club.

LES PROJETS MERVEILLEUX / LES RENCONTRES

Je dois dire qu’avec mon activité, je ne m’ennuie presque jamais. La plupart des projets que l’on me propose sont absolument fantastiques. Qu’ils soient en accord avec ce que j’aime de base ou pas, il y a presque toujours quelque chose de nouveau à apprendre de mon côté et honnêtement, je dois dire que je me couche tous les soirs avec la fierté de faire ce que j’aime. Je ne vois pas mon travail comme une contrainte. Je fais partie de ces gens assez chanceux pour vivre de leur passion, ce qui est, en 2019, un vrai luxe. La musique est pour moi une passion et 80% de mon activité y est aujourd’hui dédié. J’ai rencontré beaucoup de gens géniaux depuis que je suis investi dans ce milieu, et pour rien au monde je ne troquerai cela. Artistes, producteurs, organisateurs, luthiers, collègues graphistes … Tous m’ont apporté quelque chose à un moment donné, une force, une expérience, du soutien … De quoi grandir en temps que personne, mais aussi en tant qu’artiste. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de travailler avec des gens que j’admirais déjà il y a 10 ans et je dois dire que c’est pour moi un sacré lifegoal.

Bref être indépendant, c’est autant de point positifs que de points pas tops. Mais les deux font partie du voyage et je crois qu’il faut vraiment savoir accepter les règles du jeu pour apprécier la partie !

La leçon que j’ai tirée de ces deux années : on fait tous des erreurs, et elles sont là pour nous pousser à apprendre et à toujours donner le meilleur. (encore faut-il savoir se remettre en question.)
Cheerz to those 2 years and to many more !

Vous avez un projet et vous êtes prêts à le faire passer au niveau supérieur grâce au merveilleux pouvoir de l’image ?N’hésitez pas à venir m’en parler par ici :

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