Itw #1 – Mythrid Art

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Itw #1 – Mythrid Art

15Mar, 2019

Et oui ! Surprise ! Sur le blog, de temps en temps, je ferai une interview d’un artiste. Vous n’entendrez donc pas parler uniquement de mon travail sur cet espace. Je suis partisane de l’entraide et de la mise en avant des gens talentueux. Aujourd’hui, découverte au travers de cette interview du monde de l’artiste Mythrid Art.

Mickey, je le connais depuis presque 10 ans maintenant. Nous avons travaillé ensemble plusieurs fois et j’ai toujours admiré son travail, sa technique et son sens de la composition. Il est une référence dans le milieu Metol, mais pas que. Il a accepté de se prêter au jeu et de répondre à mes questions.

1 – Peux-tu te présenter succinctement ? Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Que fais-tu ?

Salut copine ! Moi c’est Mickey, je suis un touche-à-tout, graphiste, modéliste, cycliste, ancien musicien et grogneur aux oreilles en bouillie ! ;)Je viens de Franche comté, nord-est de la France, vache, cochon, couvée (jean de la fontaine) et une connexion internet approximative !

2 – Depuis quand es tu graphiste et surtout, pourquoi ? Comment une si merveilleuse chose est-elle arrivée ?

Je suis graphiste depuis 2001 il me semble, j’ai commencé par bosser les artworks de mes propres groupes genre des visuels de tshirts, des heures passées à comprendre le fonctionnement des calques, etc…J’ai écumé la scène underground d’Europe pendant pas mal d’années avec mes groupes, du coup tu te fais beaucoup de connaissances et j’ai commencé à bosser pour plein de potes musiciens, une pochette, un logo, un site web, etc etc … A côté de ça, l’associatif en orga de concert depuis 2003, du coup des affiches à faire, du merch, et ainsi de suite. Je me suis improvisé le graphiste, car j’ai toujours un peu dessiné et j’ai vite compris qu’il était possible d’apporter un peu de qualité (je ne dis pas que j’y suis toujours parvenu lol) à tous ces groupes locaux !J’ai par la suite appris le métier via des formations de concepteur web, PAO, infographie dans lesquels j’ai terminé dans les premiers, ça devait se faire quoi ! 🙂

3 – Pourquoi le pseudo Mythrid ?

Je lisais pas mal de Bernard Werber à une époque et dans son roman consacré aux fourmis, on y parle de la mythridatisation, phénomène chez les fourmis qui consiste à ingérer des doses mini d’un produit toxique pour s’en immuniser, du coup les nouvelles fourmis se révèlent plus fortes et plus résistantes, en gros je crois que c’est ça, c’est tiré du nom d’un roi grec Mithridate VI ! L’idée, c’était un peu le principe de ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort et aussi du parallèle avec l’art, tu t’imprègnes de l’art pour renouveler ton art…

4 – Quel est ton style ? Peux-tu nous parler de ta technique ?

J’ai, je crois un style réaliste et à la fois abstrait, j’aime travailler entre les deux, le trop réaliste ne me plais pas, et j’aime travailler au feeling sans contraintes, comme si j’avais une toile de peinture devant moi et que l’espace de quelques minutes ou heures de transe, je me laisse aller, je teste, je colorise, je recommence, je reprends, je découpe, etc, etc, etc ! haha ! J’essaie de mélanger l’aspect esthétique et fouillé des peintures de la renaissance, alors je n’y arrive peut-être pas toujours, mais je m’y efforce par le biais du photo-montage. L’idée est en fait qu’on ne sache pas vraiment si ça à été peint, dessiné ou photo-monté. Au milieu de tout ça, j’y insère mes influences modernes, graphiques, j’aime intégrer de la géométrie et de la symétrie également, mes influences pop culture, geek, art nouveau, etc, etc, etc

5 – Sur quels logiciels travailles tu ?

Essentiellement photoshop et un peu d’Illustrator pour les éléments graphiques.

6 – Quelles sont tes trois réalisations favorites ?

Ma toute dernière Apotheosis, résultat de différents tests peu concluant pour en arriver à un hommage au jeu indé « Journey » qui me plaît beaucoup ! Valkyria ensuite, et Kingdom ov sorrow, des époques différentes, des évolutions de mon style. En fait je ne me suis mis sérieusement au photo-montage que depuis 2010 grâce à Alexandra V Bach qui m’a poussé là dedans (merci Alex) et j’ai finalement progressé rapidement, avant c’était surtout des trucs peu travaillés.

7 – Tu préfères les commandes ou les compos personnelles ?

Ca dépend des projets en fait, les compos perso me permettent de me laisser aller à la création de manière plus intuitive, j’ai des stocks, des sources, une vague idée de ce que je voudrais, je cale de la musique, je prends un café (voir plusieurs) et je me lance,dans ces moments-là, j’ai des moments ou le temps s’arrête et ou je ressens vraiment la création qui se fait, c’est top !

8 – D’où vient ton inspiration ?

De partout, des jeux vidéos, de la littérature, de la culture métal, de l’art ancien et moderne, certaines gravures, certaines peintures… l’important, c’est d’être curieux et d’écrémer ses influences pour arriver à quelque chose de personnel.

9 – Quels sont tes artistes préférés ?

À vrai dire j’en ai des tonnes mais je m’en souviens rarement, il y à Marcela Bolivar, pour son côté dark et technique à souhait, sans en faire trop… j’adore les travaux de Margaret Morales également, kelogsloops aussi… Du dessin, au tattoo en passant par le digital painting et la photo-manip ! Artgerm également, plus typé manga, vraiment excellent !

10 – Une journée type dans la vie de Mythrid ?

Je me lève, je me bouscule, je ne me réveille pas, comme d’habitude… hahaha ! Réveil 8h en général, café clope, lecture des mails et boulot toute la matinée. En général, je suis au radar jusqu’à 10h donc je me lance dans des trucs ou j’ai pas besoin de réfléchir. Pause midi avec Friends ou HIMYM, je reprends vers 13:30 / 14:00 et je finis ma journée vers 19h !

11 – En plus de Mythrid Art,tu as aussi une activité de graphisme plus corporate avec ElectronicDen, peux tu nous en dire plus?

Oui, Mythrid Art c’est principalement pour le fun ! Electronic Den c’est pour manger et payer les factures ! 😉 Je fais exactement le même boulot qu’une agence de communication, sauf que mes clients sont des électriciens, des petites et moyennes entreprises au lieu de groupe métal ou autres.

12 – Laquelle de tes deux facettes préfères tu ?

Les deux me vont bien, j’aime bien varier les plaisirs ! Mythrid c’est des contraintes, mais sans plus, eDen c’est plus technique parfois ! L’un importe à l’autre finalement, j’ai même réussi à caler un artwork typé mythrid art sur une affiche pour une boite de métallurgie (metaaaaaaaal), comme quoi ! 😉

13 – Un objectif particulier à atteindre les prochaines années ?

Sortir un artbook principalement, ensuite j’espère attirer de plus en plus de groupes pour des artworks sympas, des groupes qui respecteront mon style et avec qui ce sera cool de travailler ! Et puis bien sûr bosser sur des projets de plus en plus gros !

14 – Tu nous tease un projet en cours ?

Plume de paon côté perso / Steampunk côté pro !

15 – Comment on travaille avec Mythrid ?

Ma priorité, c’est de savoir si le groupe à bien cerné mon univers et mon style, j’ai besoin que le ou les artistes aillent dans le même sens que moi, qu’on puisse élaborer ensemble un projet de qualité. Il est important de ne pas me demander de faire des choses à l’opposé de ce que j’ai l’habitude de faire. Non pas que je refuse de prendre des risques, c’est juste que je suis plus à l’aise dans certains domaines graphiques et beaucoup moins dans d’autres. Par exemple, si tu veux une pochette ultra gore, il ne faut pas venir me voir ! (à moins que je puisse sortir un projet à mon image et dans ce cas, c’est plus vraiment ultra gore, c’est gore Mickou quoi lol) En général, je demande aux groupes de m’envoyer des pochettes références de groupe qui leur plaisent (chez moi ou chez les autres), afin de cerner par exemple la dominante de couleurs souhaitée dans leurs projets d’artworks et aussi cerner si le projet est plutôt typé paysage, personnage, graphique, ou autre, ou même tout en même temps. J’ai perdu beaucoup de temps par le passé à travailler sur des projets où je n’étais pas à l’aise faute d’un manque de communication entre l’artiste et moi. En agissant ainsi, je travaille plus tranquillement, plus confortablement et donc plus à même donner le meilleur pour un artwork.

Donc voila, identifiez bien le style de l’artiste avec qui vous allez travailler, sa touche perso, son univers, et respectez bien celui-ci, on ne demande pas à un dentiste de nous préparer une baguette de pain (bien cuite)…

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