Les tarifs de graphiste freelance

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Les tarifs de graphiste freelance

05Mai, 2020

Vous avez un projet et vous commencez tout depuis le début ou vous souhaitez simplement rafraîchir votre com… Vous vous lancez sur les réseaux et vous avez envie d’avoir une image professionnelle globale pour votre marque et vous songez à faire appel à un graphiste freelance, seulement voilà, vous n’avez pas la moindre idée du coût que cela peut représenter.

La facturation du graphiste freelance

Un graphiste freelance va facturer sa prestation en prenant en compte plusieurs paramètres :

  • Le projet, la demande client
  • Le temps qu’il pense passer sur le projet (au bout de quelques années, on peut facilement savoir combien de temps va nous prendre la création d’un ou deux logos par exemple)
  • Le type de fichier à générer mais il englobera également tous les frais pouvant être liés au projet du client (achat de typographie, photo ou autre)

À tout cela vont ensuite venir s’ajouter diverses choses :

  • Les frais professionnels : RC pro, logiciels, matériel, téléphone, internet, etc… cette partie va varier en fonction de la personne.
  • Les charges : 22% pour les graphistes déclarés en temps que micro-entrepreneurs en profession libérale.

Le travail de création ne représentant pas 31 jours par mois, nous devons également penser aux jours où nous devons exercer des tâches comme la comptabilité ou autre vacherie imposée par notre statut (ça se voit que j’adore ça ?) on appelle cette partie l’invisible, qui sert à assurer la vie courante.

Et pour finir, le tarif qui vous est donné sur le devis inclut (ou pas) la cession des droits.

LA CESSION DES DROITS, C’EST QUOI :

Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais suivant ce que vous avez signé lors de la création de vos visuels, vous ne pouvez pas utiliser l’œuvre produite pour vous n’importe comment.

La production d’œuvres graphiques est soumise au droit d’auteur et s’inscrit dans le Code de la Propriété intellectuelle. Ben oui, il faut bien pouvoir protéger son travail. Pour faire simple, et, car un article entier arrive sur ce sujet un peu complexe et épineux, le graphiste détient les droits de sa production et doit donner son accord concernant son exploitation. Suivant ce qui est convenu entre les deux partis, il peut être décidé qu’une création ne sera exploitée que d’une manière et que toute reproduction ou exploitation sortant du cadre initialement prévu constituerait une infraction. « Le droit de la propriété encadre les conditions dans lesquelles cette cession s’effectuera. » (source : guide graphiste indé)

Par exemple : vous avez demandé à un graphiste de réaliser pour vous un logo. Dans le devis, que vous avez signé bien entendu, il est précisé que c’est un logo destiné à être apposé sur vos cartes de visite dans le but de promouvoir votre entreprise. C’est le contexte de diffusion dans lequel le graphiste vous cède les droits. Si vous utilisez ce logo pour produire une ligne de tee-shirts à des fins commerciales, vous risquez un procès. Il est cependant toujours possible de contacter votre graphiste pour voir avec lui si vous pouvez obtenir différents droits d’exploitation, pour combien de temps et ce, moyennant finance.

Dans mes devis, vous trouverez toujours des mentions concernant les droits d’exploitation des « œuvres » que je produis.

En résumé : toujours aborder la question avec votre prestataire pour ne pas avoir de mauvaise surprise dans le futur. Et inversement, chers amis graphistes, c’est également à vous de le préciser dans vos devis ou d’aborder le sujet avec vos clients.

La réputation, l’expérience et la localisation

En deuxième partie, vous devez savoir qu’une sorte de hiérarchie régit notre profession en terme de tarif. C’est plus ou moins officiel, cependant, comme aucun organisme ne régit et ne contrôle de manière stricte cela, chacun est libre d’appliquer le tarif qu’il veut.

Un charlatan pour vous facturer 2500€ pour un logo qu’il aura copié sur le net alors qu’un vrai graphiste vous facturera moitié moins cher pour un vrai travail de création. (ces tarifs sont fictifs, on ne s’emballe pas.) Le tarif horaire ou journalier d’un graphiste freelance, en plus de prendre en compte les éléments du chapitre 1, peut également être influencé par ces trois points : le nombre d’années d’expérience, sa réputation, sa localisation.

Car oui, si vous ne le savez pas, le tarif sera différent d’un graphiste à l’autre, de Marseille à Bordeaux en passant par le fin fond de la Creuse. De plus, il est évident que la réputation d’un graphiste aura une influence sur son tarif. Certains graphistes sont très côtés (certains beaucoup trop, d’autres pas assez) soit, car leur travail est absolument irréprochable, soit, car ils ont passé un niveau supérieur dans le game de la créativité, soit pour une raison obscure que personne ne peut expliquer. C’est comme ça. C’est comme la différence de prix entre un bigMac à Bordeaux et un bigMac à Chamonix.

En moyenne, un graphiste junior facturera sa journée entre 250 et 350€.Un graphiste avec plus d’expérience et une réputation plus importante pourra facturer sa journée le double voir le triple.

Facturation à l’heure ou forfaits

Comme je le disais plus haut, il existe plusieurs manières de calculer son tarif.

Il est possible de prendre comme base un revenu socle, auquel on viendra ajouter les charges, les dépenses pros ainsi que l’invisible et tout le reste pour appliquer une formule toute bête dans le but de dégager un tarif journalier et un tarif horaire.

Me concernant, mon tarif inclut également la valeur que j’accorde à mon travail. Cela demande un minimum de sens critique, mais c’est relativement important pour pouvoir évoluer correctement. Travailler au rabais ou même gratuitement dans le but de se faire connaître ou de trouver des clients rapidement se traduit généralement par un manque de confiance en soi ou de la peur de ne pas être légitime. (Si tu es graphiste et que tu passes par là, de toi à moi : tu es légitime.)

Certains graphistes choisissent de tout facturer à l’heure. Pour cela, il faut se connaître un minimum pour ne pas surfacturer ou au contraire, pour ne pas se retrouver à avoir facturé 15h alors que le projet en demandait le triple. D’autres travaillent au forfait. Pour une prestation comme la conception d’un logo, ils auront un tarif de base et en fonction du projet, ce tarif pourra être amené à évoluer.

Par exemple, on ne peut pas facturer la même chose pour la création d’un catalogue de 80 pages et un catalogue de 180 pages. Le temps passé sur chaque document va être différent. Certains graphistes facturent directement à la page.

La technique du forfait fonctionne très bien et est également applicable à des tâches plus automatiques comme de petits travaux d’exécution : adapter des visuels, mettre en page un document suivant un template, application d’une charte graphique à un document… Certaines missions deviennent mécaniques. Dans tous les cas, il faut absolument intégrer le fait que la grille de tarif pour le graphisme est un mythe. Elle n’existe pas. Chaque projet est différent et demande l’établissement d’un devis prenant en compte toutes les subtilités de ce dernier.

Ce qu’il faut retenir

En fonction de la qualité que vous allez rechercher pour votre projet, les tarifs seront plus ou moins élevés. J’ai tendance à dire qu’en graphisme, c’est comme tout, pour avoir de la qualité, il ne faut pas hésiter à investir. Bien sûr, n’oubliez pas de vérifier les références du prestataire que vous pensez choisir.

N’hésitez pas à poser des questions si vous ne comprenez pas quelque chose sur le devis. Un bon graphiste sera pédagogue et prendra le temps de répondre à vos questions.

Payer un service de graphisme trop peu cher doit vous alerter. Chercher à tout prix à payer le moins cher possible peut parfois se révéler être la solution la plus onéreuse, car confier votre identité à une personne qui ne maîtrise pas la chaîne graphique, c’est prendre le risque de devoir faire rattraper ça par un graphiste plus expérimenté, et donc, de devoir repayer.

Il existe également des graphistes qui sont trop peu chers, car ils pensent qu’un tarif très bas attirera plus de clients. Oui, mais ! En se bradant, ils dénigrent la valeur du travail de graphiste en plus de se sous-estimer. Ceci s’appelle également de la concurrence déloyale et ce n’est pas super bien vu en plus d’être, normalement, illégal.

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