Je vous présente
Roberto, mon syndrome de l’imposteur

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Je vous présente Roberto, mon syndrome de l’imposteur

08Juin, 2019

Après avoir lu plusieurs articles sur le sujet, et étant toujours en proie à de petites crises, je me suis dit qu’il serait bon de rebondir sur l’interview de Pigeon Gratuit et de parler aujourd’hui d’un mal très présent dans la sphère Freelance : le syndrome de l’imposteur. Cette peur qui nous paralyse et nous met des bâtons dans les roues. Cette excuse que nous avons tous au fond pour justifier nos blocages.

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi ?

D’après Wikipedia : « Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. » Rien que çà.

À l’heure où j’écris ces lignes, mon syndrome de l’imposteur est bel et bien là dans un coin de mon cerveau à me dire que je ne suis pas légitime pour tenir et écrire un blog sur mon expérience de Freelance.

  • Qui suis je pour écrire sur ce sujet ?
  • D’ailleurs suis-je légitime en temps que Graphiste ?
  • Qu’ai je fais de significatif dans ma vie, dans mon travail qui me donne assez de crédibilité pour m’exprimer sur ces sujets ?

Je lui ai donné un prénom

Mon syndrome de l’imposteur, ici, nous allons l’appeler Roberto. Imaginez le dans un jean moulant un peu déchiré, une petite barbe et de jolies boucles brunes qui lui tombent dans le cou si vous voulez. Oui, pour les fans d’Un Dos Tres, vous visualisez très bien de qui je parle. Il m’accompagne presque tous les jours, assis sur mon épaule gauche, à me susurrer à l’oreille que je suis vraiment nulle. Il est sympa, hein ?

Lorsque je fais un devis pour un client, Roberto est là, il danse sur mon cerveau et il me chuchote :

  • « Hey tu es qui pour facturer autant ? »
  • « Tu n’es pas top, ton travail est nul, quelqu’un fera mieux que toi. »

Quand je travaille, Roberto arrive et me dit que ce que je fais n’est pas assez bien, que çà n’à rien de particulier & que mon client aurait pu trouver mieux. Pendant un petit moment après çà, les doutes m’envahissent et je commence à être mal à l’aise. Comme avec la boule au ventre, mais en pire, dans le cerveau. Parfois j’ai peur de me planter sur un truc que j’ai déjà fait 1000 fois. Alors je vérifie, je revérifie et je vérifie encore pour être certaine que c’est bon. Et je vérifie encore. Et encore. Et encore.

J’ai perdu du temps

Roberto m’a pourri la vie pendant 5 ans. Il a fallu 5 ans pour que je me lance et que je fasse de ma passion mon métier. Je ne pensais pas être assez qualifié ou simplement assez forte pour commencer l’aventure Freelance. Et toutes ces petites excuses m’ont retenu pendant 5 ans. De temps en temps comme je le disais plus haut, je doute encore. Parfois en dessinant, je me dis qu’il y a 100 fois mieux. Mais il y a aussi moins bien.

Vous ne trouverez pas la solution au syndrome de l’imposteur dans cet article de blog ; par contre, vous allez peut-être vous rendre compte que vous n’êtes pas seul(e)(s) à souffrir de ce « mal ».

Le doute est partout

Je repense à toutes les fois où j’ai douté et où je me suis trompé. Et finalement, on s’en remet. On se relève, on apprend et on évite de refaire les mêmes erreurs. Je repense à tous ces emails de clients contents me disant qu’ils ne pouvaient pas imaginer de meilleurs résultats, qu’ils sont contents de notre collaboration. Je pense à tous ces devis signés sans la moindre négociation. Je repense à toutes les discussions que j’ai eues avec mes collègues à propos de nos tarifs respectifs et d’un seul coup, je reprends confiance en moi.

Il ne suffit parfois de pas grand-chose pour douter : une erreur, un mauvais commentaire, un blocage quelconque et c’est le drame. L’impression de ne pas être assez bien pour mériter une rémunération, l’impression de ne pas mériter d’être payé à sa juste valeur. D’ailleurs, quelle valeur ? Le syndrome de l’imposteur est vraiment horrible à gérer et pourtant, si on arrive à le mettre de côté, on peut s’en servir pour se remettre en question, prendre un peu d’élan et s’améliorer encore et encore.

Dans une certaine mesure, le doute est une forme de remise en question nécessaire. Attention à ne pas leur céder trop de place cependant.

NOTE : hier soir, j’ai relancé un client après lui avoir présenté des logos vendredi dernier. Je n’avais pas de réponse, du coup, j’ai commencé à me dire que mon travail était nul, qu’il devait probablement penser que je ne suis pas du tout doué. Bon, il a finalement répondu que mon boulot était top et très pro. Voilà, dans les dents Roberto.

Bientôt je prendrai le temps de vous parler de Simone, ma peur de l’échec. On est plus vraiment copines elle et moi… On se croise de temps en temps…

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