Comment l’entrepreneuriat m’a
permis d’évoluer en tant que femme ?

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Comment l’entrepreneuriat m’a permis d’évoluer en tant que femme ?

10Mar, 2020

Depuis que je suis freelance, je peux dire que j’ai beaucoup changé en tant que femme. L’entrepreneuriat m’a appris beaucoup sur la gestion, mais également sur la personne que je suis devenue depuis quelques années.

Je suis plus exigeante (donc parfois moins tolérante) avec moi-même

Depuis que je suis à mon compte, je dois dire que je suis plus dur avec moi-même. Je ne me laisse pas passer la moindre erreur. J’ai instauré un cadre de travail assez strict avec un code de conduite à respecter en tout temps. Partons d’un principe très simple : si une personne te choisit et te paie pour faire un travail, tu lui dois un service impeccable. Je me suis fixé un niveau d’excellence personnel dans le but de satisfaire mes clients, au travers de la relation humaine que nous instaurons lors de l’accompagnement sur leur projet, mais également lors de la réalisation, du suivi et de la livraison de ce dernier. Je pense que cela doit absolument primer sur tout le reste quand on est prestataire de service. Le client est roi, dans une certaine mesure. (on va aborder la question du respect un peu plus bas.)

Ce qui m’amène au point suivant.

Je suis également très exigeante avec les autres.

Si l’on part du principe que je paye une personne pour faire un travail j’attends un niveau de professionnalisme à la hauteur du service proposé. Par exemple, je ne supporte pas qu’une personne ait le culot de facturer un service pour quelque chose qu’elle ne maîtrise pas. Il m’ai arrivé de croiser des « graphistes » se faisant payer une somme astronomique pour réaliser quelque chose qu’il ne maîtrisait absolument pas. On ne peut pas s’improviser boulanger si l’on à jamais fait de pain de sa vie. C’est comme ça. Tu ne peux pas facturer des clients pour un travail approximatif, j’appelle de l’arnaque. Si tu veux que l’on te respecte en tant que prestataire de service, tu dois impérativement respecter tes clients. C’était la petite note de tata maddie.

Si tu ne me connais pas encore, tu peux apprendre à me connaître par ici.

Je ne m’écrase plus et je sais me faire respecter.

J’ai toujours eu un caractère assez fort, mais je dois dire que, du côté professionnel, j’avais beaucoup tendance à me laisser marcher dessus, car je n’avais pas trop d’assurance à mes débuts. Évoluant dans un monde majoritairement représenté par les hommes (le monde de la musique metal est et reste, quoi qu’on en dise, un milieu très machiste.) Il était compliqué pour moi de faire comprendre à mes potentiels clients que je savais exactement ce que je faisais. Au fil des années, j’ai appris à adopter un discours clair et précis, pour convertir mes prospects en clients, mais également pour les « rassurer » sur mes capacités. Dans les très rares cas où la collaboration à pu mal se passer, j’ai également appris à faire respecter mon travail et ma valeur.

Être graphiste n’est pas un passe-temps ni un jeu, c’est mon travail et j’attends tout le respect que l’on peut devoir à n’importe qui pour faire son travail, et qui plus est, le faire correctement. Que cela soit dans la manière de parler, dans les délais de paiement ou même dans la manière d’annoncer la fin d’une collaboration, le respect et la communication sont deux choses essentielles. Je te le disais plus haut, je suis devenue exigeante, et cela même dans la relation que je peux avoir avec mes clients. Si une personne me parle mal, je sais dire STOP ❌et mettre les points sur les i tout de suite. Ce n’est pas par ce que l’on te paye que l’on doit te traiter comme de la 💩.

Si tu es indépendant, c’est pour ne pas avoir à subir ce genre de chose de la part d’un supérieur ou d’un patron.

Je me remets beaucoup plus en question

Que les choses se passent bien ou mal au cours d’une collaboration, je suis en perpétuelle évolution, car je me remets énormément en question dans mon travail. Que ce soit techniquement, visuellement, dans ma com ou simplement en tant que personne, j’aime à penser que la remise en question est la clé de l’évolution professionnelle pour s’améliorer et devenir un meilleur prestataire. Le fait de me poser toutes ces questions m’aide à affiner mon offre ou mes services par exemple. Je peux plus facilement mettre la main sur les problèmes de mes clients et apporter la solution plus rapidement. J’ai appris à laisser mon ego de côté pour devenir une meilleure personne et donc une meilleure graphiste. Cela ne s’est pas fait en un jour car se remettre en question demande d’accepter que quelque chose cloche.

Ce n’est pas facile et il faut quand même être un minimum critique avec soi-même pour faire ce travail. J’ai encore un petit peu de mal à accepter la critique extérieure quand elle est mal formulée. Mais quand elle vient avec toute la bienveillance qu’une personne peut avoir, je l’accepte volontiers dans le but de m’améliorer. Actuellement, je suis convaincue que c’est la clé pour devenir une meilleure personne et atteindre un nouveau niveau de professionnalisme.

La diplomatie est mon amie

Tu l’as compris, j’ai un GROS caractère. Par le passé j’ai eu tendance à agir lorsque j’étais sur la défensive. Lors de situations tendues, j’ai depuis appris à rester calme, à ne pas m’énerver et à répondre de manière diplomate. Ce n’est pas forcément une chose simple lorsqu’en face, tu as une personne bornée qui campe sur ses positions et refuse de t’écouter. Mais je te promets que c’est gérable. J’ai donc appris à écouter et à répondre avant d’aboyer. (ceux qui me connaisse vont probablement s’exorbité les yeux à la lecture de ce passage haha)

J’ai été confronté par le passé à des situations pas jojo avec certains clients. S’il y a des fois où je n’ai pas su gérer, il y a des fois où j’ai pu gérer calmement pour éviter de me mettre moi-même dans la panade. Car l’intérêt de la diplomatie c’est quand même de ne pas passer pour une bête assoiffée de sang au premier obstacle. Nous sommes humains, on peut quand même se parler sans avoir envie de s’estropier, même en cas de désaccord.

Je suis organisée, et chez moi, c’est carré

Alors là clairement, dans mon travail, j’ai mis en place des process qui me permettent d’avoir une organisation presque bulletproof. Je note absolument tout, que ce soit sur le PC ou sur un carnet. J’ai 2 agendas : sur le téléphone et un agenda papier. Je fais les choses dans l’ordre et j’évite tout ce qui peut justifier un éventuel retard. Bon comme tout le monde parfois je procrastine un peu, mais ça… encore une fois, on est humains hein. J’ai toujours pensé que je n’aimais pas la paperasse, et pourtant. Lorsque je me suis déclaré, j’ai eu pas mal de papiers à faire, et c’est ce que j’ai préféré ahah. J’étais aussi organisé qu’un robot, ce qui m’a permis d’aller plus vite et de faire les choses correctement. Dans mon travail, c’est pareil. Je fais des listes, et je mets en place des process qui me font gagner du temps.

J’ai récemment mis en place des procédés d’automatisation sur mes logiciels par exemple. Mon workflow est beaucoup plus fluide et mon travail est simplifié. Au final, cela m’à pris deux jours pour créer ces procédés, mais le gain de temps est considérable. En tant que femme, c’est la même chose, j’aime que tout soit cadré. J’aurai tendance à dire que c’est un petit défaut, car du coup je suis dans l’anticipation et je ne me permets pas de vivre fullmax. Cependant, on ne se refait pas quand on aime l’ordre, on vit avec.

L’entrepreneuriat m’a donné confiance en moi

La dernière chose que je voudrais aborder avec toi aujourd’hui, c’est le boost de confiance en moi que j’ai acquis grâce à l’entrepreneuriat. Il est clair que quand tu gères ta propre boîte, tu es sur tous les fronts et tu dois gérer pour ne pas te laisser couler. Du coup tu ne peux pas trop te permettre de perdre du temps avec des doutes. Tu dois foncer, quoiqu’il arrive. Bien entendu, comme je te disais plus haut, je me pose des questions et je me remets en question, mais à côté de ça, je fais ce qui doit être fait. Certaines actions sont devenues automatiques.

Par le passé, j’avais très très peur du téléphone, alors que personne ne peut te manger à travers un téléphone au final. Mais j’avais toujours des palpitations avant même de décrocher le téléphone, j’anticipais parfois des heures avant en angoissant. Et puis, j’ai dû appeler l’URSSAF, les impôts et j’ai bien été obligé de prendre mon courage à deux mains. Depuis le téléphone n’est plus un problème et je dirais même que j’ai un ton très assuré avec mes interlocuteurs. De même lorsque je parle de mon travail ou du graphisme en général. J’ai acquis l’assurance nécessaire pour donner confiance à mes interlocuteurs. Je sais de quoi je parle, je sais ce que je fais et je suis fière de mon parcours.

Si je devais donner une conclusion à cet article, je te dirai que l’entrepreneuriat, ce n’est que du positif même si certains pourraient voir la partie exigence comme un défaut. La vérité, c’est que je me sens tellement plus grande maintenant que je gère mon propre business. J’ai pris de l’assurance, je sais de quoi je parle et j’ai confiance en moi. Attention cependant, j’ai toujours des coups de mou, comme tout le monde. L’entrepreneuriat, c’est des moments d’extrême fierté alliés à des moments de vrais doutes. C’est comme ça, mais c’est tellement formateur, que même lorsque ça ne va pas, on en sort plus grand !

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